La morale politique à Boulogne sur mer

Saint-Just Fragments sur les institutions républicaines  ( 1ère édition en 1800 )

Les institutions sont la garantie du gouvernement d'un peuple libre contre la corruption des mœurs, et la garantie du peuple et du citoyen contre la corruption du gouvernement.

Les institutions ont pour objet de mettre dans le citoyen, et dans les enfants même, une résistance légale et facile à l'injustice ; de forcer les magistrats et la jeunesse à la vertu ; de donner le courage et la frugalité aux hommes ; de les rendre justes et sensibles ; de les lier par des rapports généreux ; de mettre ces rapports en harmonie, en soumettant le moins possible aux lois de l'autorité les rapports domestiques et la vie privée du peuple ; de mettre l'union dans les familles, l'amitié parmi les citoyens ; de mettre l'intérêt public à la place de tous les autres intérêts ; d'étouffer les passions criminelles ; de rendre la nature et l'innocence la passion de tous les cœurs, et de former une patrie.

Les institutions sont la garantie de la liberté publique ; elles moralisent le gouvernement et l'état civil ; elles répriment les jalousies, qui produisent les factions ; elles établissent la distinction délicate de la vérité et de l'hypocrisie, de l'innocence et du crime ; elles assoient le règne de la justice.

Sans institutions, la force d'une république repose ou sur le mérite des fragiles mortels, ou sur des moyens précaires.

C'est pourquoi, de tout temps, la politique des voisins d'un peuple libre, s'ils étaient jaloux de sa prospérité, s'est efforcée de corrompre ou de faire proscrire les hommes dont les talents ou les vertus pouvaient être utiles à leur pays.

Scipion fut accusé ; il se disculpa, en opposant sa vie entière à ses accusateurs : il fut assassiné bientôt après. Ainsi les Gracques moururent ; ainsi Démosthène expira aux pieds de la statue des dieux ; ainsi l'on immola Sidney, Barneveldt ; ainsi finirent tous ceux qui se sont rendus redoutables par un courage incorruptible. Les grands hommes ne meurent point dans leur lit.

 

Ceux qui ont lu cette longue citation de Saint Just, guillotiné en 1794, se demandent  quel rapport peut avoir Saint Just avec Boulogne sur mer ?

Le rapport des dernières élections municipales de Boulogne sur mer.

Pendant toute la campagne électorale Richard Honvault, ce malotru, refusa obstinément les bons conseils de ses chefs départementaux, refusa l'alliance avec l'UMP, oui Richard Honvault refusa l'alliance avec un nommé David Dubois.

 Allez savoir pourquoi les chefs de Richard prirent très mal son refus, on peut même dire qu'ils en conçurent de l'humeur.

Abandonnant leur légendaire savoir-paraître, les chefs de Richard Honvault glissèrent dans la mauvaise humeur, à laquelle succéda bientôt une noble et juste colère, et dans le Journal, des notables départementaux déclarèrent que le manant Richard Honvault devait être exclu de son parti.

Les électeurs reçurent le message cinq sur cinq : Richard Honvault se retrouva bon dernier,  et fort marri d'être seul élu de sa liste à la mairie de Boulogne

A peine les résultats furent-ils connus que  Richard Honvault fut accusé  de ne pas avoir fait alliance avec l'UMP, manœuvre qui aurait assuré à coup sur la réussite électorale du dit Richard Honvault.  Richard Honvault avait récolté ce qu'il avait semé , la morale était sauve.

 

Pour les accusateurs de Richard Honvault tout va bien, ils sont élus ou réélus. Citons les noms de ces gardiens de la morale républicaine : Jean Pierre Pont, François Decoster, Daniel Fasquelle et Philippe Rapenau

Ces justes entre les justes posent volontiers en gardien de la morale officielle : ils détestent le Front national et excluent catégoriquement toute alliance avec le Front national , alliance qu'ils jugent profondément immorale.

 

Après la rhétorique la pratique . Pour cet exercice  Nous citons les paroles de David Dubois; l'homme que l'UDI, le Nouveau Centre et l'UMP du Pas de Calais voulaient marier à toute force avec Richard Honvault :

"Créer une grande liste de rassemblement contre Fréderic Cuvillier, j'aurais aimé , seulement Monsieur Golliot n'a pas accepté parce qu'il a dit qu'il était tenu par Marine Le Pen et Monsieur Honvault comme à sa grande habitude un égo surdimensionné qui  ne pense qu'à lui de toute façon"

 

Conclusions

1/ David Dubois a proposé l'alliance au Front National, ce qui le place dans la catégorie des politiques immoraux

2/ Marie Le Pen a refusé, y voyant sans doute un piège

3/ Ni Daniel Fasquelle ni Philippe Rapenau n'ont protesté devant cette proposition d'alliance avec le Front National. Qui ne dit mot consent, surtout en politique, Daniel Fasquelle et Philippe Rapenau étaient donc d'accord, ce qui les place dans la catégorie des politiques immoraux

3/ Ni Jean Pierre Pont ni François Decoster n'ont protesté devant cette proposition d'alliance avec le Front National, Qui ne dit mot consent, surtout en politique, Jean Pierre Pont et François Decoste étaient donc d'accord, ce qui les place dans la catégorie des politiques immoraux

4/  Si Richard Honvault s'était rangé derrière David Dubois, Richard Honvault aurait été inclus dans cette  alliance immorale avec le Front national ce qui l'aurait de fait placé dans la catégorie des politiques immoraux

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Résultat

Aujourd'hui Richard Honvault est obligé de se justifier de ne pas avoir fait alliance avec l'Ump David Dubois et donc de ne pas avoir contribuer à une alliance électorale avec Front  National.

Aujourd'hui Richard Honvault est obligé de se justifier d'avoir gardé une attitude morale pendant tout la campagne électorale.

La Révolution Française est finie depuis longtemps, nous sommes revenu dans l'Ancien Régime et pas plus qu'hier la Loi ne protège les "hommes vertueux"

 Aujourd'hui Richard Honvault est comme Saint Just, il file un mauvais coton.